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Fondation
Léon Eeckman
Et le Groupe Nervia Chaussée de Waterloo, 255, Bte 10
1060 Bruxelles
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| MEMBRES
FONDATEURS |
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Léon
Navez
Repères
biographiques | Appréciations | A
propos de l'artiste| Oeuvres | Avis
de recherche

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Né à Mons
le 5 juillet 1900. Il fait de brillantes études
aux académies de Mons et Bruxelles de 1920 à 1923,
où il suit les cours de Fabry, Delville, Richir
et Anto-Carte. Par ailleursavez a passé le plus
clair de ses années d'apprentissage dans les
ateliers de décoration.
Il termine son écolage chez Colpaert, peintre verrier à Bruxelles.
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| 1923 |
Prix
Godecharles "Les âges de la femme"
Il part avec Léon Devos à Paris. Il y est décorateur
et dessinateur de billets de banque. Les deux amis font la fête,
flânent le long des quais de la seine, et rencontrent Modigliani.
Ils résident rue M. Le Prince juqu'en 1928 |
| 1928 |
Ce
sera pour l'artiste une année-clé :
Il se marie le 26 mars avec Lulu Jouanne. Leur fils Serge naît
le 23 juillet.
Il devient membre fondateur de Nervia et est le premier du groupe à décrocher
si jeune le prix de Rome de Peinture
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| 1929 |
Professeur à l'Académie
des Beaux-Arts de Mons, il le restera jusqu'en 1946.
Il part à Florence avec Anto-Carte. Tout deux s'émerveillent
de la peinture italienne et
en retirent pour leur peinture une philosophie et un enseignement
capital.
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| 1930 |
Prix
du Hainaut. Il réalise les cartons de vitraux
pour l'abbaye de la Cambre |
| 1935 |
Il
est chargé de travaux officiels pour l'Exposition à Bruxelles.
Pour le pavillon du Commissaire général,
il peint des fresques pleines de sérénité.
Il illustre de 6 lithograhies orignales Pureté, un recueil
de 6 poètes Belges : Armand Bernier, Edmond Vandercammen,
Maurice Carême, Odilon J Perier A. Marin et R. Vivier
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| 1939 |
Membre
fondateur du groupe Orientations, composé de
Pierre Caille, AliceFrey, Léon Devos, Léon
Navez ,Marcel Stobbaerts, Georges Grard, Antoine Vriens,
Marie Howet et tant d'autres. Une première exposition
a lieu en mars 1940.
En 1949 il est secrétaire de Présence composé de
Willequet, Jacques Maes, Géo Mommaerts,Léon Devos,
Maurice Wijckaert, Fernand Debonnaires.
Il illustre Mère, recueil de poèmes de Maurice Carême.
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| 1940 |
C'est
chez lui, Rue aux Laines, que se sont rencontrés
pour la première fois les organisateurs du "Faux
Soir", journal résistant. Navez leur présente
Marc Aubrion, qui deviendra le promoteur du projet.
Il en fera un tableau.
Résistant, Navez deviendra de facto communiste.
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| 1945 |
Dans
l'après-guerre, l'art de Navez change sous l'influence
du cubisme, et de Braque particulièrement. Il
peint de manière sommaire, en quelques traits
et s'éloigne de sa première manière
très dessinée. |
| 1946 |
De
Mons, il retourne à Bruxelles pour enseigner à l'Ecole
nationale supérieure d'Architecture et des Arts
décoratifs (La Cambre). |
| 1948 |
Décès
de Lulu, sa première épouse. Son art
s'en ressent. |
| 1948 |
Il
developpe un art qui s'apparente au fauvisme brabançon,
laissant plus de place à la couleur tout en
conservant la ligne. Il crée des formes dans
lesquelles viennent s'insérer les coloris. Fin
1949, à l'occasion de sa nomination au poste
de Directeur à l'Académie de Mons, il
rédige une lettre dans laquelle il explique
sa pédagogie. Il affirme qu'il est dangereux
dans un établissement officiel de tenter des
expériences et trouve que l'enseignement ne
s'adapte pas par essence aux nécessités
du temps. Toutefois, il est intimement convaicu que
l'artiste doit innover. On trouve dans ce texte sa
perpétuelle hésitation entre tradition
et nouveauté. Il insiste aussi sur la collectivité dans
le travail, souci qui n'est pas sans rappeler Nervia
et ses valeurs de solidarité et d'union.
Il devient secrétaire de Présences composé de
Willequet, Jacques Maes, Géo Mommaerts, Léon Devos,
Maurice Wijckaert, Fernand Debonnaires.
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| 1954 |
Professeur à l'Ecole
Technique féminine du Hainaut à Saint
Ghislain. Prix René Steens. Il se remarie avec
Annie Deronne, qui lui insuffle le goût de vivre.
Sa peinture s'éclaire d'une tout autre vision.
Elle l'influencera fort dans son art. |
| 1956 |
Il
part au Congo en compagnie de son épouse pour
y retrouver son fils. Au retour de ce voyage, il renforcera
sa recherche d'épuration de la ligne. Son art
se dirige vers un dépouillement total. Il revient à une
peinture intimiste, faite de scènes de la vie
quotidienne et détachée de l'accessoire.
On peut dire que finalement cette peinture est le résultat
de sa grande recherche au cours du temps. Les mots
de Jan Cox s'appliquent particulièrement bien à lui: "Faire
avec les moyens les plus purs, les choses les plus
simples qui touchent notre coeur. Que chaque couleur
chante, que chaque ligne ait son rythme; que tout soit à sa
place sans superflu." |
| 1957 |
Membre
correspondant de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie
Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts
de Belgique (A.R. 4.7.57). Il réalise la série
de verres gravés pour le Palais provincial de
Mons. |
| 1958 |
Membre
du Comité de l'Exposition'58, section des Beaux
Arts
Fin des années'50, il s'essaie au japonisme, montrant une
fois encore sa volonté de recherche de nouvelles formes.
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| 1960 |
Membre
de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale
des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique
(A.R. 24.2.60) |
| 1965 |
Maurice
Carème fait appel à lui pour illustrer
son recueil de poème, La Bien aimée |
| 1967 |
Il
décède le 21 août d'un cancer des
poumons dans sa maison de l'avenue Walckiers à Auderghem.
Dans son allocution à l'occasion du vernissage du 69ème
salon du Bon Vouloir, Fernand Gommaerts souligne que "Léon
Navez n'a recherché ni les consécrations ni les honneurs
; ils lui sont venus par son seul mérite." De Navez,
Léon Eeckman affirme que "son oeuvre traduit son caractère.
Le dessin a toujours été le fond de son art, il l'a
agrémenté, completé par ses diverses interprétations
de la peinture tout en gardant une expression figurative. Il a été réceptif
et sensible à toutes les application de l'art. Il a tiré les
lecons de l'art abstrait pour les incroporer au figuratif. " Georges
Marlier dans Vingt années de peinture et de sculpture en Belgique
dira de lui : " Léon Navez est un poète qui a
gardé la nostalgie du temps ou la machine n'avait pas encore
asservi les êtres humains ni souillé la nature. "
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